Un peu d'histoire...

Vielverge apparaît, dans les premiers écrits, durant la première moitié du 13ème siècle. La tradition veut que le berceau de la localité se situe à l'endroit dit « l'Orcheran » où se trouvait un marais. Le premier sédentaire aurait été un pêcheur qui séduit par l'abondance du poisson et du gibier se serait fixé à cet endroit. Le marais a depuis été comblé.

 Au fil des siècles le village a porté différents noms. Si on se réfère aux archives et à l'ouvrage d'Alphonse Roserot « Dictionnaire topographique du département de la Côte d'Or », on retrouve en 1239 et en 1316 : Vielz Verges, en 1243 : Veters Virgae, en 1302 : Vié Verges, en 1673 : Vilverges, en 1750 : Villeverge, en 1759 : Vielverge, première orthographe identique à aujourd’hui puis en 1783 : Viel-Verge ou Les Varennes.

Cette appelation « Les Varennes » remonte à des temps immémoriaux : selon Roserot, on trouve en 1292 « la terre des Varonnes, devers Saissons et Viez Verges ». En 1644, « les Varennes ». C'est de cette appelation que descend le surnom Veranne utilisé quelques fois et les « véraneilles » nom donné aux vielvergeois.

Jusqu'à la Révolution Française, les deux communes actuelles de Vielverge et Soissons sur Nacey formaient une seule et unique paroisse appelée Les Varennes. Nous avions les Grandes Varennes (Vielverge) et les Petites Varennes (Soissons). L'église paroissiale se trouvait à Vielverge avec le cimetière autour et il y avait une chapelle à Soissons à la place de l'église actuelle. Suite à la création des communes telles que nous les connaissons aujourd'hui, Vielverge a gardé son église et Soissons a bâti la sienne durant la première moitié du 19ème siècle.

En 1789, Vielverge dépendait de la Province de Bourgogne, bailliage d'Auxonne. Son église, sous le vocable de Saint-Maurice, était du diocèse de Besançon, doyenné de Gray.

D'après le recensement de 1786, sur les 1212 habitants recensés avec Soissons (environ 900 pour Vielverge et 300 pour Soissons), nous avions 384 jeunes de moins de 15 ans alors que les plus de 60 ans étaient au nombre de 73.

D'après le registre des tailles de 1789, sur les 216 contribuables payant la taille (impôs direct sur le revenu dû au roi) et la capitation (impôt direct visant la fortune) on recense 83 laboureurs, 98 manouvriers, 35 femmes veuves. À titre indicatif et de façon générale, le contribuable est le chef de famille, c'est-à-dire que le village comprenait 216 familles.

Parmi les manouvriers, on trouve notamment 3 pâtres, 6 tissiers, 1 menuisier, 3 maréchaux, 1 coordonnier et 2 charrons. Les femmes veuves sont, à une ou deux exceptions près, toutes manouvrières. Ce qui semble surprenant c'est qu'il n'y ait aucun mendiant recensé (ce qui est très rare pour une bourgade de campagne du 18ème siècle !).

Enfin, il est spécifié à la fin du registre la présence à Vielverge et à Soissons de 70 forains, 2 écclésiastiques et 11 privilégiés non imposables.

La population a chuté de plus de la moitié depuis 170 ans, notamment au 19ème siècle où Vielverge n'a pas été épargné par l'exode rural. De 1012 habitants en 1841, la population est lentement descendue jusqu’à 470 habitants en 1946. Depuis des hauts et des bas entre chaque recensement avec un plancher à 447 habitants en 1962 et depuis 1999 une remontée qui fait que Vielverge, à ce jour, compte plus de 500 habitants, avec 138 jeunes de moins de 18 ans et 139 anciens de plus de 60 ans .

Certaines familles qui étaient déjà présentes à l'époque révolutionnaire sont toujours parmi nous en ce début de troisième millénaire, telles les familles BILLOT, OUDOT, JORAND, ROYER, ROCHE, FROISSARD, DELOGE et MIGNEROT.

Les maires, qui ont succédé aux échevins à la Révolution, sont au nombre de 37, depuis 1803. Certains d'entres eux ont effectués plusieurs mandats et trois sont décédés en fonction.

Le record de longévité appartient à Claude FAUVERNEY qui a été maire 16 ans et 1 mois (1849-1865), suivi de Claude BONVALOT, durant 16 ans (1896-1912), lui-même suivi de Raymond LEMOINE durant 12 ans et 4 mois et décédé en fonction quelques mois après le début de son troisième mandat (1971-1983). À noter qu'une seule femme a été maire de la Commune, il s'agit d'Anne-Marie MOREAU épouse FAIVRE, en place d'octobre 1947 à mars 1959.